(27/15/05) L’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté aujourd’hui une résolution appelant à une réduction spectaculaire de l’exposition humaine aux champs électromagnétiques (CEM) et aux micro-ondes des téléphones portables et d’autres dispositifs sans fil.

Cette Résolution constitue un appel fort d’appliquer correctement le principe de précaution pour les CEM, ce que les gouvernements de tous horizons ont jusqu’ici complètement échoué à faire.

Le Conseil de l’Europe représente l’ensemble des 47 pays membres assurant le respect pour ses valeurs fondamentales : droits de l’homme, démocratie et état de droit.

Pour lire le document, cliquez ici :

(16/07/11) Deux nouvelles études montrent que les champs électromagnétiques des émetteurs wi-fi peuvent altérer l’activité cérébrale et diminuer les capacités de concentration de jeunes adultes lors de tâches faisant appel à la mémoire.

Sources : Site web teslabel.be

Pour la première fois, des études montrent que le wi-fi altère le fonctionnement du cerveau. Précédemment, des études avaient montré l’influence des gsm et d’autres champs électromagnétiques, sur l’apprentissage et la mémoire, ainsi qu’une altération de l’électro-encéphalogramme. Le wi-fi peut donc également entraîner des troubles de l’attention et de l’activité mentale, de même qu’affecter le développement cérébral des enfants et des jeunes (lequel dépend de l’activité cérébrale électrique). Désormais, il serait absurde de vouloir du wi-fi dans les écoles comme outil pédagogique, tout en sachant que celui-ci risque de détruire les capacités cognitives et le développement cérébral des élèves !

Diminution de l’attention

1. En juin 2011, Papageorgiou et ses collègues ont publié dans le "Journal of Integrative Neuroscience" (1) la preuve que les rayonnements wi-fi diminuent un paramètre de mesure de l’attention chez les jeunes pendant qu’ils utilisent leur mémoire de travail. La mémoire de travail stocke de l’information qui sert à exécuter une tâche, et qui doit être rapidement disponible pour le cerveau. Ces tâches sont par exemple résoudre un problème, prendre une décision, planifier, raisonner et surveiller.

L’équipe du Pr Papageorgiou a mesuré l’activité électrique à la surface du cerveau chez des jeunes d’une vingtaine d’années, hommes et femmes, pendant qu’ils exécutaient une tâche qui stimule la mémoire de travail. Ils ont utilisé un test de Hayling consistant à compléter des phrases. A un moment précis après avoir entendu la phrase, on enregistre un pic de tension au niveau du crâne, appelé P300 (et qui fait partie d’un "event related potential" ou ERP ou en français "potentiel évoqué"). L’amplitude des pics P300 est considérée comme une mesure de l’activité mentale et de l’attention. Or l’amplitude des pics P300 diminuait nettement chez les jeunes hommes et augmentait légèrement chez les jeunes femmes, lorsqu’un routeur wi-fi était allumé, à une distance d’1 mètre 50.

Donc en présence de rayonnements wi-fi, le P300 des hommes était nettement moindre que chez les femmes. Les expériences étaient menées en aveugle, les participants ne savaient pas si le wi-fi était allumé ou non. L’intensité du champ électrique au niveau de la tête était de 0,49 V/m (en 2,4 GHz), une intensité habituelle pour les utilisateurs d’émetteurs wi-fi tels qu’ordinateurs portables ou tablet PC.

Nette diminution de l’activité électrique du cerveau.

Maganioti et ses collègues (2) ont découvert en 2010 que les rayonnements wi-fi diminuaient nettement l’activité électrique du cerveau (électro-encéphalogramme ou EEG), au niveau des fréquences alpha et beta, chez des jeunes femmes en train d’exécuter une courte tâche faisant appel à la mémoire (test de Wechslet). Les signaux EEG, mesurés à l’aide d’électrodes dans la peau du crâne, contiennent une série de fréquences correspondant à l’activité cérébrale, et qui sont réparties en quatre groupes, la plage de fréquences delta (0-4Hz), theta (5-7Hz), alpha (8-13Hz) et beta (14-30Hz). Dans le test de Wechslet, les participants doivent répéter une série de nombres, dans le même ordre ou dans l’ordre inverse. cette étude a montré que l’activité EEG des jeunes femmes change ; par contre, pas chez les hommes.

Comme dans l’étude de Papageorgiou, le routeur wi-fi était à 1 mètre 50 de distance, le champ électrique était de 0,49 V/m (en 2,4 GHz), et les expériences avaient lieu en aveugle, les participants ne savaient pas si le wi-fi était allumé ou non. L’altération de l’activité cérébrale, pendant des périodes prolongées (due ici à la présence de wi-fi), peut affecter le développement cérébral.

L’intensité du wi-fi est plus faible que le gsm. Mais les deux études ci-dessus montrent que l’exposition au wi-fi perturbe quand même la physiologie des hommes et des femmes, par des changements d’activité cérébrale qui varient suivant le sexe.

On avait déjà auparavant découvert que les ordinateurs portables ayant le wifi activé endommagent l’ADN du sperme humain, et diminuent sa motilité (3). Et qu’un routeur wi-fi (4) ou un téléphone sans fil DECT (5) était capable de provoquer des battements de coeur irréguliers et accélérés, chez certaines personnes, expériences elles aussi réalisées en aveugle.

Stop ou encore ?

Ne restez pas les bas croisés. Si comme nous la lecture de l’accumulation de ces nouvelles confirmations du caractère délétère du wi-fi — accompagné faut-il le rappeler de tout le bain électromagnétique dans lequel nous vivons du matin au soir et du soir au matin — ne vous laisse pas indifférent, s’il vous plait ne restez pas les bras croisés.

En premier lieu pour vos chères têtes blondes plongées dès le berceau (babyphone) dans cette pollution omniprésente. Puis à la maison dès qu’ils sont en âge de téléphoner, que ce soit avec un téléphone domestique sans fil (DECT) ou de plus en plus souvent avec un GSM, des parents inconscients de plus en plus nombreux faisant le choix funeste de faire une croix sur la ligne fixe. A l’école et à l’université ensuite avec le wi-fi devenus endémiques, sans compter bien sûr toutes les multiples antennes GSM / UMTS / Wi-Max / etc. environnantes.

A noter que quelques trop rares universités ou municipalités à l’étranger ont décidé avec clairvoyance de couper court à cette fuite en avant et de mettre un terme à l’expérience wi-fi grandeur nature : exemples dans cette université au Canada, dès 2006 ou en France dans la 2e ville du Calvados en France dès 2009.

Notes

(1) Papageorgiou C. C., Hountala C. D., Maganioti a. E., Kyprianou M. A., Rabavilas A. D., Papadimitriou G. N., Capsalis C. N. 2011. Effects of Wi-Fi signals on the p300 component of event-related potentials during an auditory hayling task. Journal of Integrative Neuroscience 10(2):189-202. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21714138

(2) Maganioti A. E., Papageorgiou C. C., Hountala C. D., Kyprianou M. A., Rabavilas A. D., Papadimitriou G. N., Capsalis C. N,2010. Wi-Fi electromagnetic fields exert gender related alterations on EEG. 6th International Workshop on Biological Effects of Electromagnetic fields. http://www.istanbul.edu.tr/6internatwshopbioeffemf/cd/pdf/poster/WI-FI%20ELECTROMAGNETIC%20FIELDS%20EXERT%20GENDER.pdf

(3) Avendano C. et al., 2010. American Society for Reproductive Medicine 66th Annual Meeting : O-249. http://wifiinschools.org.uk/resources/laptops+and+sperm.pdf

(4) Havas 2010. www.youtube.com/safeschool#p/u/3/KN7VetsCR21

(5) Havas M. et al., 2010. European Journal of Oncology Library Vol. 5 : 273-300. http://www.icems.eu/papers.htm?f=/c/a/2009/12/15/MNHJ1B49KH.DTL part 2

(4) et (5) en français http://www.teslabel.be/dect-wifi/84-231010-les-telephones-sans-fil-dect-et-le-wifi-provoquent-des-irregularites-cardiaques

L’essentiel de cet article est traduit du document http://wifiinschools.org.uk/resources/wifi+brain+July+2011.pdf. Merci à nos collègues de http://wifiinschools.org.uk.