13/05/2014

Une nouvelle étude française pointe une augmentation du risque de tumeurs cancéreuses chez ceux qui utilisent leur téléphone plus de quinze heures par mois.

À consommer avec modération. Faudra-t-il bientôt apposer sur les téléphones portables cet avertissement à l'attention des accros du mobile ? Une étude réalisée par une équipe de chercheurs français, publiée dans la revue scientifique « Occupational and Environmental Medicine », associe utilisation intensive du téléphone portable et risque accru de contracter une tumeur au cerveau.


Après avoir mené une enquête épidémiologique auprès de personnes atteintes de méningiomes et gliomes (des tumeurs cancéreuses) en Gironde, dans le Calvados, la Manche et l'Hérault, les chercheurs ont établi un lien entre l'apparition de gliomes et l'utilisation massive, et pendant plusieurs années, du téléphone portable chez certains sujets.

Alors que les Français passent en moyenne 2 h 30 par mois pendus à leur portable, l'équipe de chercheurs de l'Institut de santé publique d'épidémiologie et de développement (Isped) de l'université de Bordeaux a observé une augmentation des risques de tumeur cérébrale au-delà de 15 heures d'appel par mois (soit une demi-heure par jour !), par rapport à des utilisateurs non réguliers.

D'après cette étude, les risques de gliomes ou de tumeurs temporales sont plus élevés pour les utilisateurs professionnels (commerciaux, vendeurs...) vivant en zone urbaine. « Cette étude montre que le risque de contracter un gliome est multiplié par deux pour les utilisateurs de longue durée d'un portable », souligne le médecin épidémiologiste Annie Sasco. « Il faut raison garder, rassure de son côté le directeur de l'Isped Roger Salamon. Cela ne veut pas dire que tous les gens qui téléphonent vont avoir une tumeur au cerveau »

Vous aurez déjà peut-être prêté attention lors de votre visite dans votre administration communale à une petite brochure intitulée "Champs électromagnétiques et santé".

Cette brochure éditée par le SPF Santé Publique a pour objectif d’informer les citoyens sur les risques potentiels liés aux ondes électromagnétique et ce, de manière objective.

Force est de constater que les informations contenues dans ce document officiel sont souvent trompeuses, lacunaires, voir inexactes.

Voici quelques explications :

Les sources mentionnées sont essentiellement l’ICNIRPP et le SCENIHR.
A aucun moment le rapport "Bioinitiative" commandé par la Commission Européenne et dont les résultats ont été approuvés par celle-ci n’a été pris en compte.
L’étude internationale "Interphone" ainsi que les résultats inquiétants obtenus dernièrement par le Professeur Vandervorst de l’UCL font également partie des absents.
On pourrait également ajouter de nombreuses études toutes aussi sérieuses les unes que les autres et menées à bien dans différents pays du monde entier qui démontrent des effets négatifs sur la santé.

A la question : "Sur quels effets sur la santé les limites d’exposition se basent-elle ?",
il est répondu page 19 : "les limites d’exposition recommandées par l’ICNIRP.....sont basées sur les effets nocifs connus susceptibles de survenir en cas de charge thermique du corps suite à l’exposition à des ondes radios puissantes"

Les effets biologiques (non thermiques) sont donc tout simplement oubliés alors qu’ils sont identifiés depuis plusieurs années et que la plupart des études actuelles se portent sur ces effets dits "biologiques".

Cette brochure qui se veut rassurante sème surtout le doute dans l’esprit des lecteurs et participe à une désinformation générale.

L’industrie du sans fil a encore de beaux jours devant elle....!

Dans le cadre de "L"Ecoconstruction en chantiers"

Une initiative du GAL Racines & Ressources

Programme

1) Atelier de démonstration : Présentation de l’écocentre Fagnes Ardennes (Manhay, ferme
du Mafa, rue Mafa, 14). Animation par Pitou Gillis.

2) Intervention de Jean-Marc Henrion (Spécialiste en pollutions électromagnétiques de
l’habitat, audits, conseils et solutions). Prise de mesure et analyse du système en place à
l’écococentre de Manhay (durée 4h).

Organisation pratique

RDV

- soit à 9h30 place des 3 fers à Bertrix pour un co-voiturage organisé ;
- soit à 10h30 à Manhay, rue Mafa, 14.

L’activité finira vers 17h00 à Manhay, soit vers 18h00 à Bertrix.
Envoyer un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. précisant si vous désirez participer au covoiturage
à partir de Bertrix.
Pour être considéré comme inscrit à l’activité, veuillez régler la facture (15 euros/atelier)
qui vous sera envoyée par mail suite à votre demande d’inscription.
Pour l’activité du 28 avril, veuillez régler le montant pour le 23 avril 2013.
Repas + boisson inclus dans le prix.

Prévoyez des vêtements et chaussures d’extérieur.

Renseignements

GAL Violaine Cappellen : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. – 061/32.53.94

Centre culturel de Bertrix Danielle Voss : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 061/412300

Vie Féminine Centre Ardenne Christine Godard : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

D’après un nouveau rapport du groupe de travail BioInitiative 2012, les éléments prouvant les risques pour la santé des champs électromagnétiques et des technologies sans fil (rayonnement radioélectrique) sont significativement plus nombreux depuis 2007

 

 

Le rapport examine plus de 1 800 nouvelles études scientifiques. Les utilisateurs de téléphones portables, les futurs parents, les jeunes enfants et les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables.

« Il existe une tendance constante d’augmentation du risque de gliome (une tumeur maligne du cerveau) et de névrome acoustique avec l’utilisation de téléphones portables et sans fil »,a déclaré Lennart Hardell, Docteur en médecine de l’Université d’Orebro, en Suède. « Les preuves épidémiologiques indiquent que les radiofréquences devraient être classées commes des substances cancérigènes pour l’homme. Les niveaux de référence et les limites de sécurité publique FCC/IEE et ICNIRP existants ne sont pas adéquats pour protéger la santé publique. »

Une douzaine de nouvelles études indiquent que le rayonnement des téléphones portables nuit au sperme. Même dans une poche ou sur une ceinture, un téléphone portable peut nuire à l’ADN du sperme, déformer le sperme et nuire à la fertilité masculine. Les ordinateurs portables dotés de connexions internet sans fil peuvent endommager l’ADN du sperme.

Sur la base de données prouvant une atteinte biologique dans l’autisme, il est plausible que les fréquences électromagnétiques et les radiations radioélectriques augmentent le risque et les symptômes de l’autisme. « Tandis que nous recherchons activement les liens entre les troubles autistiques et les technologies sans fil, nous devrions minimiser les expositions aux technologies sans fil et aux fréquences électromagnétiques pour les personnes souffrant de troubles autistiques, les enfants de tous les âges, les personnes envisageant d’avoir un enfant et pendant la grossesse », ajoute Martha Herbert, docteur en médecine, doctorante.

Les appareils sans fil, tels que les téléphones et ordinateurs portables utilisés par les femmes enceintes risquent d’altérer le développement cérébral du fœtus. Ceci a été lié à l’hyperactivité et à des problèmes d’apprentissage et du comportement dans des études portant sur des animaux et des humains.

Selon David O. Carpenter, docteur en médecine, coéditeur :
« Les preuves indiquant des risques pour la santé de milliards de personnes dans le monde sont aujourd’hui beaucoup plus nombreuses. Le statu quo est inacceptable à la lumière des preuves attestant des dommages. »

Cette étude recouvre les fréquences électromagnétiques émises par les lignes électriques, le câblage électrique, les appareils et les combinés ; ainsi que les technologies sans fil (téléphones portables et sans fil, stations cellulaires, « compteurs intelligents », Wi-Fi, ordinateurs portables sans fil, routeurs sans fil, interphones de surveillance pour bébé et autres appareils électroniques). Les aspects sanitaires incluent les dommages à l’ADN et aux gènes, les effets sur la mémoire, l’apprentissage, le comportement, l’attention, les perturbations du sommeil, le cancer et les maladies neurologiques telles que la maladie d’Alzheimer. De nouvelles normes de sécurité sont requises d’urgence pour protéger contre les expositions aux fréquences électromagnétiques et aux technologies sans fil qui font aujourd’hui partie de la vie quotidienne.

Le rapport BioInitiative 2012 est disponible (en anglais) sur : http://www.bioinitiative.org

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

Soutiens

  • Le Rapport BIOINITIATIVE de 2007 a été validé et soutenu par une haute autorité européenne : l’Agence Européenne de l’Environnement
    > Voir la communication de l’EEA du 17/09/2007
  • Le rapport Bioinitiative 2007 a également été validé par le Parlement Européen dans une Résolution votée le 04 Septembre 2008 qui, "vivement interpellé" par ce rapport et considérant entre autres l’hypersensibilité aux rayonnements électromagnétiques, recommande une révision à la baisse les normes d’exposition, qualifiées d’obsolètes.
  • En Mai 2011, c’est l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe qui publie un rapport qui approuve la position de l’EEA sur le rapport Bioinitiative : Téléphonie mobile à 0,2V/m - "Le danger potentiel des champs électromagnétiques et leur effet sur l’environnement" - Rapport de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe - 06/05/2011
  • Critiques

Le rapport Bioinitiative 2007 est attaqué en raison des liens existants et non cachés entre sa co-éditrice Cindy Sage et le cabinet privé de consultants environnementaux « Sage Associates » ainsi que « Sage EMF Design », entreprise de conseil sur les champs électromagnétiques basée en Floride dont Cindy Sage est propriétaire. Cindy Sage n’est cependant pas contributrice de ce rapport, qui est une rétrospective de centaines de travaux non contestés, publiés en comité de lecture au travers le monde bien avant la publication de Bioinitiative. Bioinitiaitve est en effet une rétrospective d’études sur lesquelles elle n’a pu avoir aucune influence à postériori et qui ont été compilées par 14 scientifiques internationaux.

Il est aberrant de constater que les auteurs de cette attaque, qui tentent de décrédibiliser ce rapport en dénonçant un faux conflit d’intérêt se reposent quant à eux sur les études rassurantes publiées en France par la Fondation Santé Radiofréquence, dont la moitié des capitaux provenaient de l’industrie de la téléphonie mobile et dont les administrateurs (TDF, Bouygues, Alcatel, Orange, SFR...) avaient une influence indirecte sur le choix et le déroulement des études. Voir : Mises en cause de l’expertise officielle sur les dangers de la téléphonie mobile (France)

Par ailleurs, de nombreuses études sont venues corroborer la méta-analyse Bioinitiative depuis 2007.

L’autre critique la plus fréquente de ce rapport est de dire qu’il ne s’agit que d’une "compilation d’études" arbitraire, dans le but de démontrer la toxicité de la téléphonie mobile. Or, il s’agit d’une méta-analyse de l’ensemble des travaux publiés jusqu’à 2007, dans l’objectif d’établir un seuil de précaution sanitaire, c’est à dire un seuil limite en dessous duquel il n’a pas été démontré de preuve flagrante de toxicité sanitaire.
Ce seuil est de 0,6 V/m.

Voici la méthodologie du rapport Bioinitiative :
http://ec.europa.eu/health/archive/ph_risk/documents/ev_20090211_co09_en.pdf

Conclusions

Il est urgent de promulguer de nouveaux standards de sûreté afin de se protéger contre les expositions aux ondes qui sont désormais omniprésentes.

Sources : Teslabel.be