Sans odeur, sans couleur, le radon est un gaz radioactif naturel provenant de la désintégration de l’uranium 238 (radon 222), de l’uranium 235 (radon 219) ou du thorium 232 (radon 220) qui affleure la surface du sol. Cependant, c’est le radon 222 que l’on trouve en plus grande quantité ; c’est le plus " vigoureux " des trois frères ! Le radon est un émetteur de particules alpha.

Ce gaz se trouve partout sur toute la surface de la planète. Il appartient à la famille des gaz rares (hélium, néon, krypton ...) et en possède les propriétés chimiques : inodore, tricolores sans saveur, ne réagissant pas chimiquement avec les autres éléments. C’est le seul gaz rare à être naturellement présent dans toute l’écorce terrestre. Le radon 222 est le descendant direct du radium 226.

Le radon s’infiltre dans les habitations par les fissures, les jointures, les canalisations... Il provient principalement du sous-sol (roches, failles, eaux....), mais aussi des matériaux de construction qui contiennent, en plus ou moins grandes quan-tités, du radium.

Lorsque les émanations sont importantes et le renouvellement d’air insuffisant, le radon s’y accumule, pouvant atteindre dans certains cas des teneurs très élevées. Le radon émane du sol et se dilue rapidement dans l’air extérieur. Il va par contre s’accumuler dans tous les espaces qui sont peu ou mal aérés : les cavités naturelles mais aussi les habitations. Cette accumulation représente un risque pour la santé.

Certains chercheurs suggèrent une relation entre l’exposition au radon et la leucémie ainsi que le cancer du poumon (qui augmente avec la consommation de tabac). On estime qu’environ un minimum de 800 personnes sont victimes de ce gaz invisible et inodore chaque année en Belgique.