Tout va dépendre de la durée d’exposition. Une exposition brève dans une grotte, n’est pas dangereuse. Nous estimons que le danger existe déjà lorsque les valeurs dépassent 150 Bq/m3. La présence de faille géologique sous la maison, certains plâtres ou ciments, des fissures, des cavités, des canalisations, des vides non ventilés, vont être la cause principale d’une accumulation de ce gaz radioactif dans les pièce de séjour.

De plus, pour peu que l’on habite dans des régions où le sol est particulièrement granitique, le risque augmente encore. Dans les terres et les roches, il y a parfois de l’uranium, du granit, du schiste argileux ou du phosphate ce qui correspond à la principale source de radon.

La carte ci-dessous nous montre que le risque de voir une pollution au radon existe pratiquement dans toute la Wallonie. Les provinces de Luxembourg et de Liège sont particulièrement touchées.

Pour connaître le taux de radon présent dans le sol de votre commune, cliquez sur lien suivant :
http://www.fanc.fgov.be/fr/page/les-taux-de-radon-dans-votre-commune/661.aspx

Principales voies d’infiltration du radon.

Le pourcentage de radon exhalé par le sol dépend de son pouvoir d’émanation (la quantité d’atomes de radon qui parvient à se dégager des particules solides) et de sa perméabilité qui va favoriser ou au contraire ralentir la pro-gression des atomes qui se sont libérés de la fraction minérale. La circulation est très facile dans les couches de galets, relativement aisée dans le sable, très faible par contre dans un sol d’argile fine. Les zones de fracture et les failles consti-tuent des voies d’acheminement extrême-ment rapide.

La pénétration du radon dans le bâtiment va dépendre de l’importance des voies de passage et du flux d’air. Moins le bâtiment est étanche vis-à-vis du sol sous-jacent (fissures, défauts de jointoyage, etc), plus la pénétration du radon sera aisée. La quantité de radon qui s’infiltre dépend également de la pression qui règne dans l’habitat. Plus il est en dépression par rap-port au sol sous-jacent, plus le radon est aspiré vers l’intérieur. Ce phénomène est accentué par les différences de tempéra-ture (en période froide, le chauffage des pièces habitées crée un effet de cheminée qui aspire le radon), par le vent (qui accroît la mise en dépression de l’habitat) et par le fonctionnement d’extracteurs d’air ou de chauffages à combustion.).