L’accroissement du risque de cancer pulmonaire est le principal effet sur la santé résultant d’une forte exposition au radon. Cela est bien documenté par les nombreuses études sur les mineurs d’uranium. En se basant sur celles-ci, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé le radon parmi les agents cancérigènes de « groupe 1 » (connus comme étant carcinogènes chez l’homme).

Des études épidémiologiques ont cherché aussi à établir si les concentrations en radon observées dans les maisons constituaient un danger important pour la santé.

La récente analyse groupée des principales études européennes sur le risque lié à l’exposition au radon à l’intérieur de l’habitat estime que le risque de cancer pulmonaire augmente de 16 % par tranche de 100 Bq/m3. La relation dose-effet semble être linéaire, sans seuil, ce qui signifie que le risque de cancer pulmonaire augmente proportionnellement avec l’exposition au radon.

Les résultats de cette analyse groupée indiquent que, lorsqu’un non-fumeur est exposé à des concentrations en radon de 0,100 et 400 Bq/m3, le risque de cancer pulmonaire à l’âge de 75 ans est respectivement de 4,5 et 7 pour 1.000. Pour les fumeurs cependant, le risque est multiplié par un coefficient d’environ 25, c’est-à-dire qu’il atteint respectivement 100, 120 et 160 pour 1.000.

Sur base de ces résultats, on estime que chaque année en Belgique environ 700 cas de cancers pulmonaires sont liés à l’exposition au radon dans les habitations. Ceci représente 10% du nombre total de victimes touchées chaque année en Belgique par le cancer pulmonaire. La plupart des cancers pulmonaires induits par le radon surviennent chez les fumeurs.

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[1] AFCN (Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire)