Un champ d’hyperfréquences (ou micro-ondes) qui entre en contact avec un tissu vivant est susceptible de créer des effets thermiques (dégagement de chaleur) et des effets athermiques ou spécifiques (résonance cellulaire).

Effets thermiques

Ils résultent de l’action des micro-ondes sur des molécules chargées électriquement et dont l’eau est le meilleur exemple. Les molécules d’eau présentes dans le tissu vont osciller à la fréquence de l’onde incidente, créant des frictions internes responsables de l’apparition de chaleur dans le tissu irradié. L’effet thermique apparaît c’est à dire devient mesurable lorsque la densité de puissance est suffisante pour créer un taux d’absorption spécifique (S.A.R.) plus élevé que ceux cités ci-dessous. L’échauffement sera plus ou moins étendu et intense selon la nature des tissus traversés par le flux de micro-ondes et leur richesse en eau. Les graisses, les os à faible teneur en eau sont plus facilement pénétrés par les micro-ondes que les muscles ou la peau plus riches en eau. Ce phénomène se complique dans la mesure où les micro-ondes rencontrent en traversant les tissus vivants, plusieurs interfaces successives air/peau, peau/muscle, muscle/os, os/cerveau...Ceci donne naissance à des phénomènes de réflexions multiples à l’intérieur du corps vivant et ceci peut amener la formation d’ondes stationnaires concentrant l’énergie à certains endroits dans les tissus en créant des points chauds.

Effets athermiques

Des publications de plus en plus nombreuses montrent aujourd’hui qu’il apparaît des effets biologiques sur cultures cellulaires et sur animaux sous de très faibles densités de puissance de micro-ondes (moins de 100 µW/cm²). Dans les cas des téléphones mobiles cellulaires et de leurs antennes relais, ce sont principalement ces effets non thermiques qui sont à prendre en considération. Ces effets semblent à première vue être totalement indépendants d’une quelconque élévation de température. Les effets athermiques (ou spécifiques) qui sont attribués à des réactions physiologiques induites par des rayonnements plus faibles dans le cas d’expositions chroniques. Les dommages provoqués sont des effets affectant le système nerveux (asthénie, troubles du sommeil, céphalées, perte de mémoire…), le système endocrinien (dysfonctionnement gonadique, surrénaliens et thyroïdiens) et le système immunitaire (modification lymphocytaire, macrophagiques et hématopoïétiques).Mais des pathologies lourdes sont aussi notées (infarctus, leucémies, tumeurs cérébrales).

Ceci nous indique que nous ne pouvons plus prendre comme limite d’effets biologiques la densité de puissance des rayonnements impliquant des effets thermiques. Nous sommes même aujourd’hui dans une situation où il est impossible de définir avec précision un seuil réel de nocivité pour la santé humaine et animale. D’autant plus que si nous connaissons certains effets, nous n’en connaissons nullement les mécanismes biologiques ou biochimiques profonds. Ceci doit nous astreindre à davantage de prudence, car un effet constaté pourrait avoir une (ou plusieurs) cause(s) insoupçonnée(s), même à des niveaux très bas d’exposition. Ces causes pourraient avoir des répercussions sur le système génique (travaux de H. Lai et N. Singh) donc peut être sur l’avenir de l’humanité toute entière. Nous ne pouvons pas feindre d’ignorer cela ! [1]

Le rapport publié par BioInitiative

évoque un lien entre exposition aux champs électromagnétiques et augmentation des cas de leucémies chez les enfants, ainsi qu’une éventuelle prédisposition à différents types de cancer chez les adultes.
Le rapport détaille la nature de ce lien, ainsi que des informations précises concernant les effets sanitaires des rayonnements électromagnétiques d’intensité pourtant plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de fois, en-dessous des limites maximales imposées par l’ICNIRP européen ( International Commission for Non-Ionizing Radiation Protection ).

Stress cellulaire, génotoxicité, risques de tumeurs au cerveau ou de leucémies... Ce rapport BioInitiative dresse un complet état des connaissances de l’effet sur l’homme, et les organismes vivants, des rayonnements non ionisants des lignes électriques et de la téléphonie mobile.

 

BioInitiative Workng Group est un organisme regroupant des chercheurs et des professionnels de la santé publique du monde entier qui a publier un rapport concernant les dangers des radiofréquences émises par les lignes électriques et les téléphones portables. Ce rapport a été reconnu et soutenu par l’Agence européenne de l’environnement.